Philosophie/Valeurs

Philosophie :

Dans les Maisons de la Providence, le principe d’une prise en charge adaptée de la personne âgée postule que chacun d’entre nous considère tout individu comme un être unique, libre et digne de respect.

Tout ce qui constitue son identité personnelle, biologique, psychologique, spirituelle et sociale doit être considéré comme facteur d’équilibre à sauvegarder et à cultiver à l’intérieur des limites que le pensionnaire a fixées. 

Chaque résident  a  droit à la liberté personnelle, à l’information sur tout ce qu’il peut comprendre et à l’expression d’un consentement éclairé aux soins et techniques thérapeutiques ainsi qu’à leurs conséquences envisageables. 

Chaque résident a droit à son autonomie. La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit. La vieillesse n’appelle pas en soi une médicalisation. La dépendance physique ou psychique résulte d’états pathologiques, dont certains peuvent être prévenus par une démarche médicale. Le personnel est soucieux du respect de l’autonomie du pensionnaire en le consultant pour toutes demandes ou démarches le concernant. 

Chaque pensionnaire reste maître de son devenir, il aura notamment le droit de :

  • Recouvrer sa santé physique et mentale à l’aide de tous les moyens souhaités par lui.
  • Choisir son médecin traitant, ceci en accord avec le médecin-répondant qui est le garant, avec l’équipe soignante, de la prise en charge médicale dans l’institution.
  • Solliciter l’information médicale, connaître sa pathologie et le pronostic supposé, les traitements et investigations judicieuses à suivre.
  • Refuser ou accepter toutes prescriptions médicales après une information adéquate.
  • Refuser la souffrance physique en demandant une prise en charge palliative de son état ou, au contraire, l’accepter si telle est sa propre volonté.

Si la capacité de jugement de la personne est perturbé, tout d’abord la famille, les proches puis l’équipe seront sollicités afin de prendre les mesures judicieuses la concernant.

La Maison de la Providence ayant été fondée par la communauté des filles de la Charité, celle-ci s’engage à poursuivre son œuvre dans le respect des valeurs chrétiennes de notre père spirituel saint Vincent de Paul. En accord avec ces principes, toutes demandes extrêmes à savoir euthanasie active ou acharnement thérapeutique n’auront pas cours dans notre Maison. Le refus de l’acharnement ne signifie pas un abandon des soins mais doit, au contraire, se traduire par un accompagnement qui veille à soulager tant la douleur physique que morale, dans le respect des convictions du pensionnaire.

Tout le personnel de la Maison de la Providence s’engage à répondre aux exigences d’un encadrement sécurisant, confortable, individualisé et thérapeutique. Il vise à offrir à chacun une qualité de vie institutionnelle aussi proche que possible des aspirations élémentaires de chacun (possibilité d’aménager sa chambre avec du mobilier personnel, d’installer une ligne téléphonique, la télévision, de recevoir son courrier). Il n’existe pas d’horaires de visites, nous demandons toutefois que celles-ci ne débutent pas avant 9 heures du matin. Pour le reste de la journée, il est possible de recevoir des amis ou de la famille jusque dans la soirée.

La Maison de la Providence cherche à garder un contact privilégié avec les membres de la famille du pensionnaire. Le maintien des relations familiales  est indispensable pour la compréhension des besoins du résident ainsi que pour son soutien affectif. Le personnel  tâche de suppléer à la famille, si celle-ci n’existe pas.

La Maison de la Providence encourage les personnes dépendantes à conserver des activités. Elle s’applique à développer des centres d’intérêt afin d’éviter la sensation de dévalorisation et d’inutilité. Elle favorise la participation volontaire à des réalisations diversifiées et valorisantes et pour autant que possible thérapeutiques.

La Maison de la Providence est une institution ouverte. L’entrée dans notre Maison doit relever de la volonté du résident ou de son entourage. Une fois admis, le pensionnaire peut en tout temps quitter notre institution ou au contraire y séjourner jusqu’à la fin de sa vie. Il va de soi que si l’équipe n’était plus en mesure d’assurer le confort et la sécurité auxquels les pensionnaires ont droit, une hospitalisation pourrait être envisagée.

Exister c’est sortir de la définition dans laquelle l’autre, les autres tentent le plus souvent avec amour ou violence de nous enfermer. C’est prendre en charge la satisfaction de nos propres besoins et la réalisation de nos désirs. C’est, ne plus dépendre de la réponse de l’autre, de son bon vouloir ou de ses refus pour parvenir à la satisfaction.

Prendre soin de la personne, c’est l’accompagner, la guider sur son chemin de vie sans la précéder, sans la suivre, mais en marchant à ses côtés. Notre soutien, notre patience, notre écoute symbolise la canne qui lui permet d’être en équilibre, d’exister. Toute violence que nous pouvons infliger à l’autre dans notre façon d’agir, demande une perpétuelle remise en question.

L’adhésion de toute l’équipe de la Maison de la Providence à cette philosophie est primordiale et impérative. Le but de ce document est d’informer le pensionnaire, sa famille, et ses proches.

Valeurs essentielles :

L’application concrète au quotidien de la philosophie des Maisons de la Providence est dépendante de la culture d’un certain nombre de valeurs essentielles.

Il appartient à tous les collaborateurs, quelle que soit leur fonction et position dans l’organisation de l’entreprise de cultiver, au travers des actes de tous les jours, les valeurs suivantes :

ESPRIT D’EQUIPE – LOYAUTE – ENGAGEMENT – SOLIDARITE – RESPECT MUTUEL – RESPONSABILITE – SATISFACTION DU BENEFICIAIRE– INNOVATION – QUALITE DES PRESTATIONS -

 La signature du contrat de travail et du cahier des charges engage chaque collaborateur à défendre ces valeurs.